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Solution du défi n°1

a) Dénichez les 10 erreurs qui se sont glissées dans ce texte classique !

Extrait de « Les Trois Mousquetaires », Alexandre Dumas
« D’Artagnan ne connaissait personne à Paris. Il alla donc au rendez-vous (rendez vous) d’Athos sans amener de second, résolu de se contenter de ceux qu’aurait choisi son adversaire. D’ailleurs son intention était formelle de faire au brave mousquetaire toutes les excuses convenables, mais sans faiblesse, craignant qu’il ne résultât de ce duel ce qui résulte toujours de fâcheux, dans une affaire de ce genre, quand un homme jeune et vigoureux se bat contre un adversaire blessé et affaibli : vaincu, il double le triomphe de son antagoniste, vainqueur (vainceur), il est accusé de forfaiture et de facile audace.
Au reste, ou nous avons mal exposé le caractère de notre chercheur d’aventures, ou notre lecteur a déjà (du) remarquer que notre d’Artagnan n’était point un homme ordinaire. Aussi, tout en se répétant à lui-même que sa mort était inévitable, il ne se résigna point à mourir (mourrir) tout doucettement, comme un autre moins courageux et moins modéré que lui eût fait à sa place. Il réfléchit aux différents caractères de ceux avec lesquels il allait se (ce) battre, et commença à voir plus clair dans sa situation. Il espérait, grâce aux excuses loyales qu’il lui réservait, se faire un ami d’Athos, dont l’air grand seigneur et la mine austère lui agréait fort. Il se flattait de faire peur à Porthos avec l’aventure du baudrier, qu’il pouvait, s’il n’était pas tué sur le coup, raconter à tout le monde, récit qui, poussé adroitement à l’effet, devrait couvrir Porthos de ridicule ; enfin, quant (quand) au sournois (sournoi) Aramis, il n’en avait pas très grand’peur, et en supposant qu’il arrivât jusqu’à lui, il se chargerait de l’expédier bel et bien, ou du moins en le frappant au visage, comme César avait recommandé de faire aux soldats de Pompée, d’endommager à tout jamais cette beauté dont il était si fier.
Ensuite, il y avait chez d’Artagnan ce (se) fonds inébranlable de résolution qu’avaient déposé (déposés) dans son cœur les conseils de son père, conseils dont la substance était : « Ne rien souffrir de personne que du roi, du cardinal et de M. de Treville. » Il vola donc plutôt qu’il ne marcha vers le couvent des Carmes Déchaussés, ou plutôt Déchaux, comme on disait à cette époque, sorte de bâtiment sans fenêtres, bordé de prés arides, succursale du Pré-au-Clercs, et qui servait d’ordinaire aux rencontres des gens qui n’avaient (avait) pas de temps à perdre. »

b) Utilisez la bonne forme parmi les termes suivants :

1) « ce » ou « se »

Ce jour-là, le Héros devait se rendre à la cité tout proche pour remettre au souverain le présent de son village. Malgré toute sa diligence, il ne put arriver à l’heure et fut le seul à ignorer ce qu’il s’était passé. L’ennemi numéro du roi était en ville également. Ce traitre avait profité de la fête pour attaquer la ville.

2) « s’en », « sans » ou « sans »

Le sang du Héros ne fit qu’un tour. Il se précipita, sans prendre le temps de se changer vers l’endroit où se cachait l’ennemi. Mais celui-ci ne se dissimulait pas, il l’attendait. Le Héros allait rapidement s’en rendre compte.
Le Héros se releva d’un bond et observa sa tunique. Celle si étaient couverte de taches de sang. Sans doute, avait-il été distrait par la présence d’une poule sur le lieu de la bataille. Son ennemi, quant à lui, ne s’en était pas rendu compte et avait continué d’attaquer.